Gynécée, c’est d’abord un beau scénario écrit

par Carole Ernestine Chevalier.

C’est un film à chute, un film contre les stéréotypes, un film d’amour,

une ode à l’acceptation des différences, doublé d’un amour fugace,

pur et sincère.

C’est ce que j’aime dans ce scénario et c’est pourquoi je veux faire ce film.

Je veux faire un film au montage alternant courbes, effleurements,

découverte de l'autre; laissant s’insérer de façon plus abrupte des images surprenantes en gros plan, en ralenti, parfois floues, des images travaillées

avec un appareil photo caméra qui capturera l'abandon naturel

et limpide de cet instant poétique unique, sans arrière pensée,

dénué de toute culpabilité ou de voyeurisme attardé.

Je veux un film de ressenti et de passion,

où ma vision singulière sera la puissance de l’émotion ici faite Femme. Mon objectif pour ce film est de faire d’un beau scénario un film fort.

Que peut-on ressentir lorsque l’on a l’occasion, et le désir, de se laisser aller ?

Que peut-on ressentir lorsque l’on se découvre femme,

dans son corps et dans le regard d’autres femmes ?

 

Gynécée est un questionnement sur la condition féminine,

sur la féminité même, sur l’abolition des différences dues aux coutumes,

à la culture, la loi, les évènements,

dues au poids que supportent les femmes quotidiennement.

Un instant de bonheur ancré dans la mémoire de leur chair, à tout jamais.

Il était intéressant d’avoir le regard d’un homme sur cette féminité,

sur ce moment intense et privé.

 

Un regard plus visuel, esthétique, différent. Enrichissant.

C’est pourquoi j’ai eu envie de répondre à la demande d’Erick Robert

en écrivant avec lui l’adaptation pour l’écran

et en lui faisant confiance pour mener à bien sa réalisation.